les anciens projets de sport d'hiver des Alpes Maritimes

Le vallon de Sestrières

Le vallon de Sestrières se situe à environ 8 km du village de Saint-Dalmas-le-Selvage, le long de la route départementale menant au col de la Bonette.

À l’origine, Léon Isautier, alors maire de Saint-Dalmas-le-Selvage, avait refusé au maire de Saint-Étienne-de-Tinée l’accès aux vallons de Sestrières. En 1970, la municipalité de Saint-Dalmas-le-Selvage envisagea d’y implanter un domaine skiable sur le plateau de Sestrières, qui domine la Crête de l’Airon, à 2 601 mètres d’altitude.

Ce domaine skiable, qui aurait porté le nom de Sestrières, devait s’organiser autour du plateau de Sestrières, avec un centre station implanté à cet endroit, puis s’étendre vers le vallon de la Braisse, le col de la Moutière, et jusqu’au vallon de Clapouse, côté Ubaye, le long de la route de la Bonette.

Ce projet fut finalement abandonné, d’une part à cause de la création du parc national du Mercantour, qui englobe aujourd’hui cette zone, et d’autre part parce que le site était situé dans une zone à risques d’avalanches.


Le val des Garrets, val des Fournées et le vallon de Sanguinière

Entre 1965 et 1977, sous les municipalités de Marcel Payan, un projet ambitieux de station d’altitude fut confié à la SETEC, qui choisit d’implanter la station à moins d’1 km de la route du col, sur le site de Sanguinière, à 2 070 m, sur des blocs erratiques de grès rose formant la moraine ouest du sentier et la cuvette des cabanes, zone alors préservée. Ce site était la porte méridionale du plus grand domaine skiable des Alpes du Sud, cartographié en 1976.

La réalisation aurait nécessité un échange de terrains entre la commune et l’État, qui ne fut pas réalisé. En effet, l’État élargit le Parc national au massif du Mont-Pélat, coupant la zone initiale pour permettre la création d’Isola 2000 et sa route d’accès.

Par délibération du 3 octobre 1976, la municipalité demanda néanmoins la création d’un « doigt de gant » pour aménager pistes, remontées mécaniques et téléporteur au val des Garrets, val des Fournées, et partie de Sanguinière.

Trois études prirent en compte ce projet : « Analyse prospective » d’André Payan, la « Proposition architecturale » de Biocchini, Dalbéra et Plagnard (stade de neige à Estenc, fermes-accueil éducatives, hameaux respectueux de l’environnement et de l’architecture locale), et le rapport de Laurent Chappis, qui prévoyait des remontées mécaniques dans les Fournées et les Garrets.


Le secteur de Ferrisson de Belvédère :

Le secteur de Ferrisson ou se trouve une Vacherie du même nom, est située à 1907m d’altitude. On y  accède par une petite route sinueuse depuis le Village de Belvédère. Ce  secteur a fait  anciennement  l’objet  d’un  projet  de  station  de  ski qui n’a jamais aboutis.

 Projet de création d'une station de sports d'hiver sur les terrains de la Terre de Cour (1959-1975)


Super Valdeblore

Dans les années 1960, la Société des Bains de Mer Monégasques (SBM) achète le Grand Pré et le Petit Chamois pour un projet résidentiel lié à la station, qui n’aboutira pas. Ensuite, la Société d’Études dirigée par M. Serror propose le vaste projet « Super-Valdeblore », divisé en six secteurs avec de nombreuses remontées mécaniques et une urbanisation ambitieuse (plusieurs milliers de lits, équipements publics, altiport, activités variées).

Face aux difficultés, M. Serror quitte le projet, qui se recentre sur le secteur des Millefonts. L’École des Neiges ouvre en 1967 et un programme résidentiel est lancé à Peyregrosse.

En 1968, le projet est revu à la baisse, puis en 1976 un stade de neige est proposé pour diversifier les activités (ski nordique, randonnée, spéléologie…) et freiner l’exode rural, en ciblant une clientèle locale.

Malgré le soutien du Parc national et d’investisseurs, Super Valdeblore ne verra jamais le jour, concurrencé notamment par Isola 2000.


Station de Morignole

Le village de Morignole, petit hameau situé à environ 6 km de La Brigue, a envisagé dans les années 1970 la création d’une station de ski à petite échelle, implantée sur le flanc sud du village. Ce projet répondait à une volonté locale de dynamiser l’économie et de développer les activités touristiques hivernales dans cette partie des Alpes-Maritimes.

Cependant, plusieurs facteurs ont freiné son développement. Tout d’abord, les années successives marquées par un faible enneigement ont fortement remis en cause la viabilité économique du projet, entraînant un recul des investisseurs et des financeurs potentiels. Par ailleurs, le coût d’aménagement et d’exploitation, jugé trop élevé au regard des perspectives locales, a contribué à fragiliser le dossier.

Enfin, le Conseil général, lors de ses études et visites sur le terrain, a mis en évidence que le site projeté se trouvait en zone sensible aux risques d’avalanches. Cette donnée majeure de sécurité a conduit à rejeter définitivement l’idée de station, afin de préserver la sécurité des futurs usagers et des habitants.


Ainsi, face à ces contraintes climatiques, économiques et sécuritaires, le projet de station de Morignole a été abandonné, sans jamais avoir vu le jour.


Le Vallon de Caramagne

Situé à environ 4 km à vol d’oiseau du col de Tende, à la frontière italienne, le vallon de Caramagne fut au début des années 1980 le cadre d’un projet ambitieux. La mairie de Tende envisagea d’y implanter un grand domaine skiable, baptisé Super-Tende, avec une jonction transfrontalière vers l’Italie et plusieurs kilomètres de pistes. Ce projet, porté notamment par MM. Sangiorgio et Bitchelone, fut définitivement abandonné à la suite d’une décision du Parc national du Mercantour.


Extension du Turini – Camp d’Argent sur le massif de l’Authion

Dans les années 1970, trois membres du Ski Club de Turini — G. Saio (président), Marielle Goitchel (ambassadrice), et Jacques Maniccia — projetèrent d’étendre le domaine skiable de Turini Camp d’Argent vers la Pointe des Trois Communes et Cabannes Vieilles. Ce projet d’extension fut stoppé par la décision du Parc national du Mercantour, qui ferma cette possibilité.


Projet fou de Gréolières-les-Neiges

Au début de son développement, un projet très ambitieux prévoyait, une liaison par téléphérique entre la station et le village de Gréolières, aussi une route vers Bézaudun pour désenclaver la station, la création d’un lac sur le Grand Pré, et un restaurant au sommet du Cheiron.

De plus, plusieurs promoteurs envisagèrent la création de lotissements, commerces, boîtes de nuit, et centres de remise en forme. Ces projets immobiliers furent abandonnés un à un. Finalement, Gréolières-les-Neiges resta une station familiale modeste, peu développée en villégiature.


Quand Castérino voulait son téléski

Castérino, hameau situé à 1550 m d’altitude dans la haute vallée de la Roya, est l’une des portes d’entrée de la Vallée des Merveilles, entourée des monts Sainte-Marie, Chajol, et Agnelino. Le domaine nordique de Castérino, encore existant, envisagea l’installation d’un téléski. Faute de financements et en raison de la situation dans le périmètre du Parc national du Mercantour, ce projet n’a jamais vu le jour.


Stade de neige de Séranon
Dans les années 1960, la mairie de Séranon projeta d’implanter un téléski dans la plaine de Caille. Ce projet échoua à cause de difficultés financières au niveau communal.


Station de ski de Longon
Sur le plateau de Longon, près du village de Bueil, un projet de station de sports d’hiver et d’été fut envisagé entre 1970 et 1973. Ce projet ne se concrétisa jamais.

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